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La chenille processionnaire dans un arbre : ce qu’il ne faut pas faire

La chenille processionnaire dans un arbre

Mis à jour le 23 août 2026

La chenille processionnaire dans un arbre est une larve de papillon vivant en colonie et couverte de poils urticants qui peuvent être transportés par le vent. Dans un jardin, le danger vient donc autant du nid que des chenilles visibles sur le tronc ou tombées au sol.

En bref : ne touchez pas au nid, ne secouez pas les branches et ne tentez pas de le détruire avec une méthode improvisée. Éloignez les enfants et les animaux, puis faites intervenir une personne équipée, surtout lorsque l’arbre est haut ou proche d’une habitation.

Pourquoi ne faut-il pas approcher un nid dans l’arbre  ?

Un nid de processionnaires ne constitue pas un simple amas de soie à retirer. Les chenilles peuvent mesurer jusqu’à 4 cm à la fin de leur croissance, tandis que le nid et les zones voisines contiennent des soies microscopiques capables de provoquer des réactions cutanées, oculaires ou respiratoires.

Ces poils se détachent lorsque les chenilles sont dérangées. Le vent peut ensuite les déplacer, parfois sans qu’aucune chenille ne soit visible. Un nid vide reste donc potentiellement irritant, tout comme une branche, une terrasse, du mobilier extérieur ou des outils de jardinage qui ont été exposés.

Ne secouez pas les branches infestées

Secouer l’arbre pour faire tomber les chenilles ou le nid augmente la dispersion des soies. Il faut aussi éviter de passer sous les branches, de tondre au pied de l’arbre ou de déplacer du bois provenant de la zone infestée tant que l’intervention n’a pas été sécurisée.

Les enfants ne doivent pas jouer sous l’arbre. Les chiens sont particulièrement exposés lorsqu’ils reniflent le sol ou prennent une chenille dans leur gueule. Une atteinte de la bouche peut provoquer une inflammation sévère et une nécrose de la langue.

Quelles méthodes improvisées faut-il bannir  ?

Le feu, les produits inflammables, le lance-flammes et les mélanges combustibles sont à proscrire dans un jardin. Ils exposent à un incendie, à des projections et à une dispersion imprévisible des poils urticants. Une flamme mal maîtrisée peut aussi endommager l’écorce, les branches ou les installations proches.

Évitez également le nettoyeur haute pression, la soufflette, le souffleur de feuilles et le jet d’eau puissant. Ces appareils déplacent les soies dans l’air et sur les surfaces voisines. Ramasser ensuite les débris ne supprime pas forcément le risque, car les poils restent irritants après la disparition des chenilles.

Pourquoi l’insecticide domestique n’est pas une solution ?

Un aérosol pour insectes rampants ou un produit non prévu pour les arbres ne règle pas le problème du nid. Il peut tuer une partie des chenilles sans empêcher la dispersion des poils déjà présents. Le traitement devient alors difficile à contrôler, surtout près d’une terrasse, d’un potager ou d’une aire de jeux.

Les produits à base de Bacillus thuringiensis ou de spinosad relèvent d’un usage phytopharmaceutique destiné à la protection des végétaux. Ils ne doivent pas être présentés comme des produits de désinfection de l’air, des surfaces ou des animaux. L’étiquette et l’autorisation correspondant à l’usage prévu doivent être respectées.

Faut-il couper soi-même la branche portant le nid  ?

Couper une branche peut faire tomber le nid et libérer une forte quantité de poils. Le risque augmente encore avec un arbre haut, une nacelle, une échelle ou des branches difficiles d’accès. Une intervention physique se réserve donc à une personne formée et correctement équipée.

La destruction mécanique concerne surtout les arbres peu nombreux, de faible hauteur et faciles à sécuriser. Le professionnel retire la partie colonisée, limite les manipulations et prévoit l’élimination adaptée des déchets. Un nid occupé ou ancien ne doit pas être mis dans un sac-poubelle ouvert, transporté dans une voiture ou laissé au pied du tronc.

Pin et chêne ne suivent pas le même calendrier

La processionnaire du pin est principalement observée de janvier à mai, avec une descente des chenilles vers le sol à la fin de l’hiver. Une file peut compter jusqu’à 300 individus. La processionnaire du chêne apparaît surtout d’avril à août et reste liée au chêne pendant les dernières étapes de son développement.

Cette différence change le type d’intervention. Un collier de piégeage autour du tronc concerne la descente des chenilles du pin. Il ne faut pas installer un dispositif au hasard sur un chêne en pensant reproduire le même fonctionnement. L’identification de l’arbre hôte et du stade de développement doit précéder toute action.

Comment éloigner les personnes et les animaux en attendant  ?

Délimitez provisoirement la zone autour de l’arbre et empêchez l’accès aux enfants et aux animaux. Gardez les fenêtres fermées si le nid se trouve près d’une pièce de vie, évitez d’étendre du linge à proximité et lavez les fruits et légumes du jardin avant de les consommer.

La chenille processionnaire du pin se nourrit de pins et peut aussi coloniser certains cèdres. La processionnaire du chêne reste associée aux chênes. Une colonie ne se déplace donc pas indistinctement sur toutes les essences du jardin, même si les poils peuvent être transportés bien au-delà de l’arbre infesté.

Que faire après une exposition  ?

En cas de contact supposé, ne frottez pas les yeux et retirez les vêtements exposés. Une douche et un changement de tenue peuvent limiter le transport des poils vers la peau ou les muqueuses. Les symptômes possibles comprennent rougeurs, démangeaisons, gonflement, larmoiement, toux ou gêne respiratoire.

Une gêne respiratoire, un malaise, une perte de connaissance ou un gonflement du visage et de la gorge nécessitent d’appeler le 15 ou de consulter les urgences. En cas d’atteinte oculaire, une consultation rapide est nécessaire. Pour un chien ou un chat exposé, contactez immédiatement un vétérinaire ou un centre antipoison vétérinaire.

Quelles solutions utiliser sans manipuler le nid  ?

La protection la plus sûre consiste à combiner surveillance et intervention adaptée. Pour le pin, un piège placé autour du tronc peut intercepter les chenilles pendant leur descente vers le sol. Le contenu du sac doit ensuite être éliminé avec précaution, sans l’ouvrir ni le manipuler à mains nues.

D’autres moyens peuvent réduire les colonies au fil du temps. Des nichoirs favorisent la présence de mésanges, prédatrices des chenilles, et des pièges à phéromones limitent les accouplements des papillons mâles. Ces solutions ne retirent pas un nid déjà présent et ne dispensent pas d’une intervention lorsqu’un arbre se trouve près d’une zone fréquentée.

Une colonie peut consommer entre 1,5 et 2 kg d’aiguilles. Quatre ou cinq colonies suffisent à mettre entièrement à nu un pin âgé d’une vingtaine d’années, ce qui fragilise l’arbre et le rend plus vulnérable à d’autres ravageurs. La protection des personnes reste prioritaire, mais traiter la présence rapidement limite aussi les dégâts sur le végétal.

Questions fréquentes

Un nid vide est-il encore dangereux  ?

Oui. Les poils urticants restent présents dans le nid et peuvent être dispersés par le vent ou lors d’une taille. Un ancien nid doit donc être traité avec les mêmes précautions qu’un nid occupé.

Peut-on passer la tondeuse sous un pin infesté  ?

Il vaut mieux éviter de tondre sous l’arbre tant que la zone n’a pas été sécurisée. Le passage de la machine peut remettre en suspension des poils déposés sur l’herbe et exposer la peau, les yeux ou les voies respiratoires.

Un piège autour du tronc fonctionne-t-il sur tous les arbres  ?

Le collier de piégeage est conçu pour intercepter les chenilles processionnaires du pin pendant leur descente. Son fonctionnement ne doit pas être transposé automatiquement à la processionnaire du chêne, dont le cycle se déroule autrement.

Combien de temps faut-il empêcher les enfants de jouer sous l’arbre  ?

La prudence reste nécessaire pendant plusieurs mois après une infestation, car les poils peuvent persister dans le nid et son environnement. La zone doit être rouverte seulement après retrait sécurisé du nid et nettoyage adapté des surfaces exposées.

Sources

Sources consultées le 23 août 2026.

  1. Chenille processionnaire du pin : dégâts, destruction et traitements, www.gerbeaud.com/jardin/fiches/chenille-processionnaire-du-pin-destruction-et-traitement,1524.html
  2. Chenilles processionnaires : gare aux poils urticants ! | Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, www.anses.fr/fr/content/chenilles-processionnaires-gare-aux-poils-urticants
  3. Les chenilles processionnaires : des chenilles urticantes à ne pas toucher ni approcher | Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, www.anses.fr/fr/content/les-chenilles-processionnaires-des-chenilles-urticantes-ne-pas-toucher-ni-approcher
  4. www.auvergne-rhone-alpes.ars.sante.fr/chenilles-processionnaires-chene-ou-pin-risques-et-comment-se-proteger
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